de la Chirurgie, .*37

clare par un Décret que les différions anatomiques ne {ont pas un exercice quils puiffent revendiquer , que les opérations Chirurgiques leur font défendues, quà peine peuvent-ils ouvrir les veines, quils ne peu­vent tenter lopération du trépan, ni louverture dau­cune partie* la réduction des luxations, lapplication des cautères leur font également refufëes. Enfin la Faculté prouve que les Barbiers ne font nullement Chirurgiens * quil y a des loix qui règlent les droits des uns & des autres, que ces droits ne font pas fournis à lautorité des Médecins * quon avilit la Chirurgie lorfquon en permet aux Barbiers les marques 8 c les enfeignes* quilsfooivent être renvoyés à la Sentence du Prévôt, prononcée en 1564. Voilà donc, félon

entre lefdits Barbiers & Maîtres Chirurgiens, fur lefquels la Faculté na nulle authorité, a jugé lefdits Barbiers indignes, non-feulement du nom de Chirurgiens, mais auffi des marques de trois boëtes au- delfous des images de S. Corne & de S. Damien, & de leffet dicel­les , comme fagement a été jugé par Arrêt contre Adrian le Febvre Bar­bier. Fait au Bureau de ladite Fa­culté ce quatrième jour de Dé­cembre 1588. figné Marescot Doyen. Cette pièce eft imprimée & fe trouve au feuillet 5 5 5. du Rég. E. Ce qui eft de plus fingulier, ceft ue dans les Régiftres de la Faculté e Médecine il y a un Décret daté du même jour , qui reconnoît les Barbiers pour éléves de la Faculté. Voici le noeud de tout cela : les Bar­biers sétoient révoltés contre la Faculté ; & lorfquilsfe préfentérent

pour implorer Je fècours des Mé­decins contre les Chirurgiens, la plûpart des Doéleurs conclurent quil falloir les abandonner, & faire un Décret contre eux.Ce Décret fut fait, & ceft celui que nous venons de rapporter tout au long , & qui exclud les Barbiers de laChiiurgie; il fut traduit en François par un Doéteur en Médecine de la Faculté de Paris, il fut imprimé enluite, ôc dans nos Régiftres il eft cotté d«we écriture très-ancienne. Enfin les Bar­biers épouvantés fournirent à tout ce quexigerent les Médecins ; ce fut en faveur de cette fourmilion quon fit le fécond Décret, qui adopte les Barbiers comme les enfàns de la Fa­culté, fuivant les termes du Contrat. Lun & lautre Décret furent affichés dans tous les Carrefours de Paris, comme nous lapprenons par le- giftre M, feuillet <? $.

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