tio Recherches sur l’origine paroifloient fi onéreufes aux Médecins (a) quoiqu’elles fuflent fi légères. Quelques-uns ont cru que dans cette libéralité les Chirurgiens avoient encore d’autres vues; dans tous les tems ils étoient entrés dans les Affemblées publiques des Médecins, ils avoient des places marquées parmi les Dodleurs (l?) de parmi les perfonnes les plus diftinguées : ils voulurent, félon quelques-uns, que les,quarante fols fervifTent auffi à dédommager la Faculté des fiais que coûtoit l’entretien de l’amphithéâtre.
Dans toutes ces dilputes on voit trois Corps divifés par leurs intérêts; héritiers des querelles de leurs pré- déceffeurs, tantôt ennemis cachés, tantôt déclarés; animés de la haine la plus vive, lors même qu’ils pa- roiffènt réunis. Dans lequel de ces partis trouvera-f on la fource de ces défordres? C’eft ce qu’il n’eft pas difficile d’entrevoir dans le cours de toutes ces querelles pernicieufes, Ôc dans la conduite fi oppofée de ceux qui en font les auteurs, ou de ceux qui en font l’objet
(a) Nous trouvons en plufieurs endroits de nos Regiftres que ce furent les Ecoliers qui voulurent payer cette efpéce de tribut, mais que les Chirurgiens ne furent jamais tributaires des Médecins; c’étoit f Archidiacre , lequel étoit Chirurgien , qui avoit foin de ramalTer les quarante fols que les Médecins exi- geoient.® Voici les termes de nos Regiftres : l'Archidiacre qui étoit Chirurgien , & celui qui faifoit la direction > rembourfoit le Doyen de la iroifiéme partie des frais qu’il faifoit four l’Anatomie, & de l’argent des JEtolms & des ajfiflans a ladite ana
tomie , & non de ta bourfe des Chirurgiens, lefquels n’ont jamais été & ne doivent être tributaires de la Médecine, Vol . C. pag. 43. au revers,
(b) Voici ce que dit fur ces places un des Ecrivains de nos Mémoires : J\ay ouï dire a Maître Hierosme Varadet Médecin ordinaire, quil y avoit un banc aux écoles de Médecine pour les Chirurgiens Jurés a Paris ; & non-feulement ledit Varadet l’a dit à d’autres que moi , mais tous les autres l’ont dit comme Marescot dit Robineau, lequel étoit fils d’un Barbier, Variquet & Thouget, &c. Vol. C. feuillet 27 & z8.