io8 Recherches sur lorigine langage inconnu aux Barbiers > ils noferent plus per­mettre des leçons en lançage vulgaire , ils sétoient ex- pofés a la rifee des Chirurgiens par une .telle permit- îîon ils craignoient de plus la cenfure de lUniverfité i les Facultés ne voyoient que de la honte à adopter des difciples tels que les Barbiers.

On chercha cependant un dédommagement plqs réel pour de tels éléves. Lanatomie leur étoit interdite chez eux> on ofa encore entreprendre de la leur con­fier dans les écoles de la Faculté} un tel lieu étoit fa­vorable à leur ambition, ils devenoient .en y entrant les Anatomiftes dun Corps célébré > les diffeélions pu­bliques les expofoient aux yeux des Sçavans, elles pouvoient éblouir les efprits crédules ôc furprendre la confiance des plus éclairés ; mais les Chirurgiens formoient toujours de nouveaux obftacles, ôc de il senfuit quon les regardoit comme les Maîtres de f Anatomie , non -feulement dans leur école, mais encore dans les écoles même de la Faculté. On ne pouvoit pas facilement abolir un ufage qui étoit fi ancien..

Lincertitude du fuccès arrêta encore les projets des Médecins, mais ils tiroient toujours quelques avanta­ges de leurs tentatives. Pour intimider les Chirurgiens, ils répandirent des bruits fourds, ils préfentoient par­tout les Barbiers comme leurs éléves j ils les avoient adoptés, difoient-ils, pour leurs Anatomiftes i les Chi­rurgiens, ajoutoient-ils, sétoient rendus indignes du

quil permet aux Médecins den- feigner la Chirurgie. Mais à qui çe$ Leçons latines, ceft-ardire ces

Leçons ridicules, font-elles faites-* A des Barbiers qui ne les entendent point *