rrE la Chirurgie. roi

Barbiers, elles auroient été infruétueufes i car ces éco­liers que les Médecins, (lins doute peu occupés, cher- choient avec tant dempreflement, nétoient que de vils Artifànsi la feule langue quils entendoient étoit le jargon; de leurs pays : ileft vrai que leurs Frofeifeurs navoient pas abandonné le langage de lUniverfité , la Faculté leur avoit permis feulement un mélange de François ôc de latin i mélange inintelligible aux Barbiers (.<*), & que les Chirurgiens regardoient comme une dégradation y les nouvelles leçons étoient donc inuti­les aux Barbiers, indignes de la Médecine, défendues par les loix de lUniverhté, dédaignées par les Chirur­giens, diétées par refprk.de féduéïion,. dintérêt ôc dé­ loufie.

Les Chirurgiens renouvellerait leurs plaintes y. ils safTemblerent fous le Décanar de Maître Thiery le Girier {b) y ils repréfenterent encore à la Faculté que 1 les Doéteurs sécartoient des anciens ulàges ; que con­tre les loix de lUniver-fité, ils formoient une école* Françoife : après sêtre élevés hardiment contre les le­çons frauduleufes des Doéteurs, ils demandèrent que les préceptes>de lArt ne fuffent plus expofés en lan­gage vulgaire..

pro furuncuiis , bofebiis & apoflemati- busy ut Privilégia eorumjubent. Livre des Statuts de la Faculté, page 47.

(a) Les Médecins ont avoué eux- mêmes devant les Magiftrats que les Barbiers étoient des hommes qui navoient point été inftruits des Let­tres humaines, & que parles loix ils font confondus parmi les plus vils ouvriers. Statuts % pag. 59. & 60.

Gomment donc les Médecins pou-

voient-ils enlèigner en Latin rurgie aux Barbiers?

( b) Sous le Decanat de Maître' Thiery le Cirier, le dix-huitième? - de Novembre 1594- fupplicavit Adagifter Philippus Royer Chi­rurgiens ut'Adagiflri Facultatif de c<z~ tero non' legerent- Barbitonforibus in Lingua materna , etii refpondit FacuU tas , quod placebat Jtbi fu fpendere pro - rmm ilUsLedioms, Pasq.üier 5 ibid* -