Recherch. sur l’origine de la Chirurgie. aux loix de l’Univerfité. Les privilèges accordés par nos Rois à la Chirurgie, ne furent pas regardés par la Faculté comme des privilèges furpris ou ufurpés. Ils étoient fans doute aux yeux des Médecins une récom- penfe due à ces hommes fçavans, dont nous avons parlé, ôe aufquels ils ne manquoit pour être aflociés à la Médecine que l’oifiveté du cabinet ou l’inaétiondes mains.
Enfin l’Univerfité (a) ne s’éleva point contre les exercices des Chirurgiens. Par fes démarches on n’eut pu prévoir qu’elle dût fuivre ou conduire les Médecins dans les Tribunaux , fe charger de leur haine ou de leurs querelles. Cependant elle avoit alors une puiffance bien refpeétée. Ses plaintes auroient été écoutées ; les Chirurgiens auroient réfifté plus difficilement à une telle autorité > mais ils n’avoient rien à craindre du crédit ni de l’envie. Les Rois leur avoient donné des privilèges, ces droits feuls les foutenoient ; leur mérite, l’utilité de leur Art leur donnoient des proteéteurs â la Cour &: parmi les Magiftrats, ôc des admirateurs dans l’Univerfité ? les Médecins ne pou- voient avoir d’autre prétention que d’être leurs émules.
(u) Sur ces errhemens ci- delTus mentionnés, encore que l’Univerli té de Paris ne réputât ce College l'un de lès Membres.... Toutefois
elle ne lui envia qu’elle jouît des mêmes privilèges que les autres Facultés. Pasquier* pafr 864.
Fin de la première Partie .