de la Chirurgie. y?

gands, les alchimiftes, quife traveftiffent aujourdhui en Médecins, fe cachoient alors fous le dehors de k Chirurgien leurs remèdes &: leurs mains étoient égale­ment formidables n chaque malade dont ils fe char- geoient portoit des marques douloureufes de leur ignorance n les miférables^ quils avoient eftropiés ou mutilés, ne leur échappoient quen payant une efpéce' de rançon. Jean Pitard paroît feul touché des mal* heurs du Public : feul Maître de la Chirurgie, il en­treprend feul de lui donner des loix n il choifit quel­ques génies heureux qui sétoient préfervés de la con­tagion de lignorance. En saffociant à eux,.il forme un Collège*, Philippe le Bel accorde des privilèges a cette Société, lui donne pour Chefs les premiers Chirurgiens (a). Par le privilège de leur Charge,, ils*

incurrijfe nofcuntur. Tel efï, lEdit de, Philippe le Bel; toutes ces choies Ibnt rapportées dans lEdit du Roy Jean î mais au lieu d Arquemifta, on y lit Alquemifia. On retrouve ces mêmes défènfès & les mêmes motifs mot pour mot, dans les Edits de Charles V. dHENRY V. Roy dAngleterre & de France ; de Charles VII. de Louis XI. &c. Nous ne poufferons pas plus loin ce détail, mais nous remarquerons quyant lEdit de Philippe le Bel il y avoit des Chirurgiens Jurés, que ces Chirurgiens avoient des Enlèigtae.v quon les examinoit, quil y avoit j des Loix établies par les Rois con­tre ceux qui exerçoient laChirurgie fans aveu. On peut prouver tout ce­la par les termes mêmes de lEdit de. ce Prince.

(a) Nullus Cbirurgicus nuit ave

Chirurgie a Attem Cbirurgiœ feu opus- (fuomodolibet exercere pr a fumât , feu fe immifcere eidem publiée, vel occulté » in quacumque ÿurifdiclione feu terra,, nift per-Jbîagiftros Cbirurgicos fjuratos mor antes Pari fis, vocatosper dileiïum Magtfrum Joannem Pitard-i Chirurgkum mjlrunt fjùxatum Ca- ftelleti nojhi Parijienfts temporefuo ,. ac per ejus fuccejfores inoffido qui ex juramenti fui vinculo Cbirurgicos alios prœdtflos Juratos vocare pro ejufmodi cafu quoties opusfuerit tenebuntur , & prius examinati fuertnt diligenter & approbati in ipfà Ane ab ipfo , vel ejus fuceejjoribus in officio,ut eftdiftum juxta approbationem aitorum Cbkurgtcorum 9 vel majoris partis eorumjpfius nutne rantis voce inter alias numerata , Licen - tiam operandi in Arte prœdîfta merue~ rint obtinere, ad quem ratione fui offt - cii quod a nobis obtmet,& ad epus