de la Chirurgie. h
-•mutation : les attraits qu’offroit l’Art de guérir, porra dans les Cloîtres memes un empreffement qu’il fallut modérer : les Clercs & les Religieux accouroient de toutes parts. Au lieu d’étudier les préceptes du Maître des Sentences, ils s’attachoient aux leçons d’Hippo- crate ôc d’ALBucAsis. L’émulation fut fi vive, quelle caufa une efpece de défertion dans les Monaftéres; il fallut qu’un Concile rappellât a leurs exercices ces Se- -dateurs fi finguliers d’HiPPOCRATE \{<t) lefjuels , félon le Docteur Freind, ne pouvoient être bien habiles ni dans leur profefjion ni dans la notre .
Les premiers progrès des Sciences font toujours lents. Les dehors & la forme demandent les premiers foins dans les etabliflemens même qu’on tait pour les progrès des Sciences > les vérités les plus aifees à découvrir font celles qu’on faifit d’abord ’> mais dans les premières recherches l’on craint de s’égarer comme dans un Pays inconnu ; on fuit prefque aveuglément ceux qui l’ont parcouru. Les nouveaux Profeifeurs en Médecine ne s’attachèrent donc qu’aux idées d’HiPPOCRATE, de Galien & d’ALBucAsis ; les Decrets de ces Médecins furent pour les premiers Seéfateurs qu’ils eurent dans l’Univerfité de Paris des axiomes, qui leur parurent pui- fés dans la vérité même j mais il reftoit a entreprendre
(a) Nous en avons, dit Pas- qu if. R, les prohibitions, & les défen- fes expreflfes d’ALEXANDRE III. en -ces mots : Statuimus ut nulli omnino pojl votum Religionis & poftfaflam in aliquo loco profejjionem , ad PhjJîcam legejve mundanas legendas exire per- mittatur : défenfes qui ctoient provenues du Concile de Tours, com
me nous apprenons du Pape Honore* III, Contra Religiofos de clan- fins exeuntes ad audiendum leges vel Phyjîcam Alexander prœdecejfor nefier olim flatuit in ConcilioTuronenJî ; qui nous enfeigne qu’alors la Médecine des Grecs qu’ils appelloient , Phy - que , étoit autant nouvelle que îes Loix Romaines,
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