io Recherches sur l’origine Ce nouveau nom, la forme de l’Ecole, l’ancienne doétrine de la Médecine &: de la Chirurgie, attirèrent l’attention du Public, qui n’étoit pas difficile à fédnire dans ce tems d’ignorance > la rareté du fçavoir attirait du refpeétau feulnom de Sçavant. Les nouveaux Phy- ficiens rappellerent donc fans peine quelques honneurs dont la barbarie de leur fîecleavoit dépouillé leur Art., Cependant il n’y eut parmi eux que desProfeffeurs pafïà- gers ( a ) * on les regardoit comme des étrangers parmi les ProfefTeurs de Théologie &: des Arts j par leurs premiers travaux ces Phyficiens jettoient, pour ainfi dire, les fondemens de la Faculté de Médecine ? mais fon établiffement trouva fans doute de nouveaux obftacles > car cette Faculté n’étoit pas encore formée en 1115.
Les leçons qui confiftoient dans l’interprétation des anciens Livres des Grecs, ne furent pas inutiles. La cuti oh té , les honneurs, les récompenfes réveillèrent l’é-
(a) C’eft-là un point certain, & qui concilie parfaitement ce que di- fent de la Médecine nos anciens Ecrivains. i Q . L’Auteur de l’Hiftoi- xe de Paris ne défavoue pas que les Profefleurs de Médecine ne fulfent des Profefieurs de Philofophie , & que la Médecine ne fût enfeignée par eux , comme une partie de la Phyfique* Voyez.pag. 572. vol. 2 . 2°. Le même Hiftorien ajoute à la page 5 81.d11 mémevolume , que Jldedicina dijl'tniïam fchoUm kPbyfuk nonbabeat. 3 0 . IJ s’enfuit de tour cela qu’il y a eu originairement des Médecins enfeignans dans l’Univer- fité , mais ils n’ont foi mé une Facul té que long-tems après rinftitution des Facultés des Arts & de Théo-,
logie. 4 0 . On pourroit oppoler à cela le témoignage d’unMédecin de. PHiLiPPE-AuGUsTF,je veuxdirede
Rigord , qui alfure formellement que in eadem nobiliffitna civitate de cjujftionibus Juris Canonici & Civilis , & de ea Facultate quœ de fanandis cor - poribus fcripta efl , plena & perfeiïa invertir et ur fer iptur a. Maisce mot de Facu.lt as clans le langage de ce tems- là , lignifioit la Science en elle-même, ou-la doétrine qu’on enfeignoit. t Dans une Charte de Philippe le Bel nous trouvons ces mots : Om- ï'tum SaentiarumFacultates.Oï toutes les Sciences ne formoient pas les Facultés, : on doit donc entendre par ces mots, la Dottrine de tou * tes les Sciences ..