8 Recherches sur V origine lement utiles par leurs confeils de par les fecours de leurs mains, c’dl-à-dire que ces Sçavans avoient allié la Médecine a la Chirurgie. Ce fut donc à de tels modèles que s’attachèrent nos nouveaux Réformateurs j ils cherchèrent dans les anciens Ouvrages des traces d’un Art quis’étoit avili entre les mains des Médecins François. A travers des compilations Arabes, nos premiers Sçavans en Médecine remontèrent à Galien de à Hippocrate. Ils prirent une teinture de la doétrine des Arabes de des Grecs fur la Médecine de fur la Chirurgie.
Parmi ces nouveaux Seélateurs des Grecs de des Arabes,Il y en eut qui cherchèrent d’abord les décorations de leur Art. Du tems de Louis VIL (^) quel-
Chirurgie n’était pas féparée de la Médecine, du moins ne l’étoit-elle pas généralement ; il y avoit feulement quelques opérations dont les Médecins ne le chargeoient pas : telle étoit l’opération de la Taille.
( a ) Sous le Régné de Louis VII. plufieurs belles âmes s’adonnèrent , qui à la nouvelle Théologie de Pierre Lombard , dit le Maître des Sentences, qui au Decret de Gratien ; auHI firent-elles ie femblabîe en la doétrine du grand Hippocrate & de .Galien.; car il y avoit allez de fujet en eux pour allécher & contenter les ef- prits de ces curieux; Pasquier ■pag. 8 i 8. Cet Auteur auroit pu confirmer ce qu’il avance par le témoignage d’Es tienne de Tour ■N A y , Abbé de Sainte Genevieve, lequel appelle les Médecins de ces tems- fà, difçiples THippocrate
& de Galien.; mais Pasquier ne devoir pas appeller les Médecins dont je parle ici, ( je veux dire les Médecins François ) il ne de voit pas, dis-je, les appeller de nouveaux Doéteurs. Ce nom étoit , alors étranger à nos Médecins ou Phyficiens ; c’e/t ce que nous prouverons ailleurs. Du tems de Louis VII. les Médecins François avoient donc déjà quelque accès dans les Ecoles de l’Evêché ; car, comme i nous le verrons plus bas, le Concile de Tours défendit aux Moines qui fe laifloient trop diflraire par l’étude de la Médecine, d’aller entendre les leçons qu’on faifoit fur cet Art. Cette défenfe qui fup- pofe qu’on enfeignoit l’art de guérir, eft de l’année 1163. & c’eft ce qui nous prouve que les Médecins étoient entiés dans les Ecoles publiques dès le tems de Loujs