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rofttê d’une perfonne qui n’a pas voulu fe faire connoître , la queftion fuivante r
Déterminer par me fuite d’obfervations 3 quels fout les Ions & les mauvais effets qui réfultent de l’ufage des différentes efpèces de Son 3 confédéré comme aürnent 3 ou comme médicament dans la médecine des animaux.
Le Son de froment eft d’un grand ufage dans l’art Vétérinaire. Il y a des cantons où les chevaux, les mulets, les vaches, & les porcs n’ont pas d’autre nourriture. On a cru remarquer que le Son donnoit quelquefois des tranchées & même la diarrhée aux chevaux.
Le Son eft généralement du goût de tous les animaux herbivores ; plufieurs en font même très-friands. Ceux qu’on en nourrit uniquement font très-mous , & ne peuvent pas fupporter de grands travaux ; la graiffe que produit cet aliment eft jaunâtre 6c mo- laffe. On a {‘cuvent trouvé le Son accumulé dans les replis de l’inteftin colon , 6c dans les feuillets du troifième eftomac des ruminans. Plufieurs Médecins réfléchiffant que la décoélion de cette ftibftance fe corrompt trè's-aifément , en ont défendu l’ufage dans le traitement de toutes les maladies putrides. Il paroît certain que les animaux qui l’ont avalé, le rendent prefque fans aucun changement. Il ne faut pas oublier qu’une certaine quantité de farine eft toujours adhérente au Son, dont on emploie plaideurs efpèces dans les ufages économiques. Le Son des Amidonniers & des Brafteurs eft en ufage pour nourrir les vaches & les porcs dans les fauxbourgs de Paris. Les Auteurs indiqueront le nom trivial de celui qu’ils auront employé; iis diront s’ils fe font fervis de gros-fon 3 du fon-gras , du trejjioi 3 de la recoupe 3 ou de la recoupette 3 6cc. Ils trouveront des renfeigne- mens fur cette fubftance dans les Ouvrages économiques de M- Parmentier ; dans ceux fur les Epizooties de M. Vicq-d’Azyr y 6c de M. Paulet , 6c dans le Journal de Médecine , tom. <,9 , pag. 246.
La Société invite tous ceux que leurs occupations mettent à portée d’employer cette fubftance , à en fuivre les effets. Elle prie MM. les Artiftes-Vétérinaires de lui faire part de leurs obfervations fur ce fujet.
Ce Prix fera diftribué dans lia Séance publique du Carême 1790. Les Mémoires feront remis avant le premier Décembre 1-789 ; ce terme eft de rigueur.
Les Mémoires qui concourront à ces Prix 3 feront adreffés francs de port à M. ViCQ-d’Azyr S ecrétaire perpétuel de la Société Royale de Médecine, rue des Petits-Auguftins, n° 2, avec des billets cachetés 3 contenant le nom de l’Auteur 3 & la même épigraphe que le Mémoire.
CORRESPQDANC E.
Le traitement & la defcrïption des Maladies épidémiques, l’hiftoire de la ccnftitutiori médicale de chaque rinnée , étant le but principal de notre Inftitution , 6c l’objet dont nous nous fournies le plus conftamment occupés nous invitons les Gens de l’art à nous informer des différentes Epidémies ou Epizooties régnantes , 6c à nous envoyer «les Obfervations fur la conftitution médicale des faifons. La Société diftribuera des Prix d’encouragement aux Auteurs des meilleures Mémoires ou Obfervations qui lui auront été adreffés fur ces différens fujets, dont la connoiffance lui eft fpécialement attribuée par l’Arrêt du Confeii de 1776, parlés Lettres-patentes de ^78 par un nouvel Arrêt du Confeii de 1786.
La Société Royale invite les Médecins à examiner avec attention l’état des pe*=r