RouilFage du chanvre.
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Mémoire ï comme Prix d’encouragement, une Médaille d’or de la valeur de 100 livres. Cette differtation latine porte pour épigraphe le paffage fuivant de Bacon : Non fingendum aut excogitandum , fed inveniendum qiùd naturaferatvélfaéap.
E’Auteur eô Ai, MièM^alihàM^Gëlei^ Dp&efir en Mucine, réfident à Vienne en Autriche. ’’ -j : NY* . /■' J- ' *
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La Société a auffî trouvé Quelques détails bien pféfentés dans les Mémoires envoyés avec les épigraphes fuivantes : Il ne fuffà pas qu’un fyfilême fibit pofifible pour mériter d’être cru x &c. Voltaire , Elém. de Philof. de Newton. ; & Semen ab. omnibus partibus prodit , à fanis fanum } à morbàjis morbofum. Hipp. lib, de aere. loc. & aa.
La Société Royale invite les Auteurs de ces Mémoires à rendre leurs recherches plus complettes. Elle propofç de nouveau le même Programme pour fujet d un prix de la valeur. 3 e 800 liv. qui fera dfftribué dans la Séance publique'delà Fête de S. Louis 1750. Les Mémoires feront remis avant le premier Mai de la même année.
La plupart des Concurrens ont fuppofé plutôt qu’ils n’ont prouvé l’exiftence des Maladies héréditaires ; ils n’en - ont pas affez exaétement déterminé ]a nature. 11 s’agit de favoir fi quelques-uns des vices morbifiques fe tranfmettent réellement & individuellement des peres aux enfans, ou fi les maladies qu’on appelle héréditaires , ne font pas plutôt une fuite de la conformation des organes, qui dans les peres & dans les enfans doivent être , à raifon de leur ftrufture, fujets aux mêmes affeélions. C’eft fur l’exiflence & la nature de ces maladies qu’il faut fur-tout porter fes recherches.
I I.
La Société avoit demandé dans fa Séance publique, du 28 Août 1787, des renfei- gnemens exafls fur la manière de faire rouir le chanvre & le. Un ,.s’il en r.ifultoit des inconvéniens pour la fanté des hommes & des animaux , quels étoïent ces inconvéniens, & f l’eau dans laquelle on a fait rouir du lin ou du chanvre, contraétoit des qualités plus malfaifantes par leur macération , que par celle dès autres fubflances végétales.
Parmi les Mémoires qui ont été remis, la Société en a remarqué deux. Le premier Prix confiftant en une Médaille d’or de la valeur de 150 liv., a été décerné à M. Salva Campillo, de Barcelonne en Efpagne, Auteur d’un Mémoire envoyé avec l’épigraphe fuivànte : Afs datur optima , eut relia phyfica juvat.
Aucune partie efTèntielle n’a été négligée dans ce travail très-étendu, qui comprend tous les procédés employés pour le rouillage du chanvre & du lin, dans les différentes Provinces de l’Efpagne. La manière de faire rouir le chanvre prefque à fec dans la terre y eft expofée avec un grand détail. M. l’Abbé Rofier a publié des Obfervations très- intéreffantes fur le même fujet, qu’il a confidéré d’une manière économique.
M. Salva Campillo affure que les Ouvriers qui travaillent au rouiffage dans le pays qu’il habite, où cette opération fe fait en grand, jouiffent de la meilleure fanté.
Le fécond Prix confiftant en un jeton d’or, a été décerné à M. Claude Willermoz, fils • demeurant à Lyon, Auteur d’un Mémoire, clans lequel, tout ce qui concerne le rouiffage, confidéré dans les Provinces méridionales de la France, eft réuni. Il feroit à fouhaiter que ce Recueil, riche en faits, fût rédigé avec un peu plus d’ordre. La Société invite l’Auteur à le retoucher., ,