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voient le moins. Cette vertu qui nous avilit à nos propres yeux, & qui va mor­tifier le cœur, nétoit pas tant à lufage des Payens,qui ne comptant pas trop fur Tave­nir, fe faifoient des vertus extérieures pour paroître avec diftindtion, 8c joiier un beau rôlle fur le theatre du monde. Cependant il y en a de belles leçons dans leurs ouvrages. Ils difoient que lhom­me na point de plus dangereux ennemi que luy-même : que fon amour propre luy tend des pièges par tout : que pour le -domter il faut être fevere à foy-même, 8c indulgent pour les autres : que de cet abaif- fement lon fe place, naît le mépris pour les aplaudifîemens du vulgaire, 8c pour léclat bruyant de la vaine gloire, Cétoitla maxime de Pythagore , Cache ta vie. Ils voulurent aulfi que cette indif­férence fuft tranquille : 8c pour cela il faut r avoirreglébiendes chofes chez foy. Il* aprenoient à endurer patiemment les in­jures, non point par orgueil, ouparfaf- ,Je: 8c ils nenfeignoient point feulement à çojfiferver un extérieur paifible, en séle- vantf>âi\y n jugementfuperbeaudeffusdu genre hunÊî?i n j ma * s au ® àregner furie cœur 8c furies pSeffions. Ilsneftimoient pas même que celuyXiàfuft arrivéà la perfec­tion, qui vouloit êtré^omme-de-bien 8c le paroître. Ils trouvoienUjne celuy qui e'toit fi jaloux de lopinion pubuipde, cherchait fa recompenfe dans une bclleVreputation;