des Sçavans. Juin 1691. 455

Chrétiens leurs prodiges, en produifoient par milliers, 8c gagnoient leur caufe par le nombre. Nous croyons -nous devoir arrêter. Ce que nous avons raporté fuffit pour indiquer le plan de Mr. Hiiet. Tout y eft plein de recherches 8c dé­rudition,

Le (III.) dernier livre regarde les pré­ceptes, 8c les réglés de bien vivre, que laraifon a diârées à tous les hommes. Il commence par la foy. Ceftoit le fujet de la raillerie des Philofophes. Ils di- foient que ceftoit un fupléement à larai­fon, 8c un beau nom que lon donnoit à la {implicite des peuples, que lon amu- foitparles grands mots ûctnyfteres, pour les tenir dans une ignorance refpe&ueufe. On montre ici que les Peres refutoient les Payenspar eux-mêmes. Car preflez fur les bafleftes de leurs Divinitez, 8c le ridi­cule de leurs prodiges, ils avoient recours à la foy fous dautres termes, 8c fe retran- choient aufli-tôt fur la volonté abfolüe des Dieux, dont il ne falloit ni cenfurer la conduite, nipenetrerlesconfeils. ce que Tacite exprime admir0g$fgj£ ent bien : Sftnciius iis, reverentiusqfcg v ;r utn e *

deattis Veorumcredert ,Ætwm fcire. On ne fçauroitdifconvenii/que la Morale des Sages du Paganifm^Voit beaucoup de ra- ports avec cellytie lEvangile. Peut être que rhumilifcêqui eft lecara&erefpecïfi- que du Chryetien, étoit la vertu quils culti- / voient