y. Le prenant avec du vin il diffoud d’abord P endurciffement du fang provenu de qu’lque chute contufion ou autre accident. II eft très Salutaire contre le devoyement, & la diffenterie.
8. C’ eft un Remede fouverain pour toutes les playes de quelque caufe qu’elles proviennent, en ufant de certe forte. Ilfaut oindre la playe du dit Beaume, le faifant un peu chauffer en fuite tremper du cotton dedans, 6t P appliquer deffus il ne s’eft pas encore trouvé de Remede plus certain d’autant que par ce moyen les playes font prefervez de toutes pourritures, & de tous les autres meaux, qui en arrivent ordinairement, & elles lé gueriflentinfenfiblement avec certe condition toutefois que le malade s’abftienara du vin, & fera mettre peu de fel dans fes bouillons.
Il guérit de fa fièvre froide en prenant dans un œuf la grofïèur d’un pois avant le frifion.
10. Ce Beaume eft un Remede infaillible & éprouvé contre la pefte, fa feule odeur empeche d’en prendre les mauvais airs en s’en oignant les narines le matin avant que de fortir & puis de tems en tems, ceux qui font attaques de cette maladie, en prendront la groflèur d’une fève dans un œuf fraix, ou dans du vin blanc, ou dans de la confiture de rofe, réitérant de trois heures en trois heures, en fe tentant aut lit bien chaudement, & fe gradant bien de fe purget, les purgations eftants nuifibles aux maladies peftiferez.
11. Il chafle toute forte de venin & poifon, & furpafïè tous les autres Con- trepoifons dont on a coutume de fe fervir.
i z. Il fertpareillement fi on en frotte bien les lieux envers les reins & la vef- fie contre la retenue d’urine, & contre la pierre, & d’autres humeurs plus glof- fieres, qui bouchent les canaux urinaux avec douleur, & empechent la Sortie, fi ©n le boit dans de P eau diftillée avec une herbe appellée queue de Renards elle ôte la douleuteufe emiiTion de la femence.
13. Si l’on s’eft brulè à quoy que ce foit, on n’a qu’a frotter d’abord P endroit brûlé, la douleur ne durera pas plus d’un quart d’heure, & il’ nen reftera point de marque.
14. Et finallement ce Beaume à été éprouvé depuis peu pour le mal de dent en mettant un peu fur la dent qui fait mal & en frottant la gencive il en enleve la douletur.
Les effets ordinaires de ce Beaume font, quil chaffe les maladies par l’Urine & la Sueur.
NB. La boiiïon dans la quelle P on pnendra, ce Beaume, doit eftre chauffe, affin qu’il fe fonde comme de l’huile. On le prend dans du Thée, du Caffée, dans un houillon, dans du Vin, ou dans de la confiture de Rofe, comme auffi dans un œuf fraix, & fi befoin en eft, on en peut prendre 3. fois par jour, comme à 7. heures du matin, 4. heures apres Midy, & à 5. heures du Soir.
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