d’un coté la bile, & de l’autre le fuc pancréatique : ce mé­langé excite une fermentation, quifeparelepur de l’impur, & le fluide du greffier, quand cette feparations’eft bien faite, le plus pur du feu celefte 8c centrale forment un lait, qui renferme fous une écorce blanche un rouge intrinfique, qui fe develope dans la fuite par la circulation.

Un habile artifte feait faire luivant les réglés de l’art un mélangé des matières choifies : D’ou il tire par une cochon bien entendüe, une teinture tout a fait Semblable à celle du fang, 8c il appelle cette teinture Quinteflènce ; c’eft un re- mede propre à lever toutes les obftru£hons,qui font caufes d’une infinité de Maladies. Comme il eft de la nature du fang, une petite dofe foffit pour penetrer promtement les parties, leur rendre leur elafticité, &; procurer la circulation aux liqueurs. Il lèmble que la Quinteflènce porte avec elle toute l’Oeconomie animale, puisqu’elle contribue en même temps à la nutrition des parties, & de plus les delivre des em­barras, qui caufent le dérangement, qu’on éprouvé dans les Maladies. Le feu celeste dont elle efl: imprégnée, détruit les crudités 8c le venin, 8c renouvelle la chaleur naturelle fans faire aucune violence, & par la faitjoiiir d’une fanté par­faite; on pourroit même dire, qu’elle rajeunit. Tous ces effets, qui lè trouvent juftifiés par une infinité d’experiences, ne lignifient ils pas que la Quinteflènce échauffe, 8c ra­fraîchit ? Puisqu’ en bon phyfique échauffer n’eft rien autre cholè, que redonner le mouvement, 8c la circulation libre aux liqueurs de noftre corps, qui etoient engourdies : 8c ra­fraîchir n’efl: autre chofe, que diflîper tout a fait, ou faire reprendre la voie de la circulation aux liqueurs, qui ont fermenté 8c causé l’Inflammation dans les parties, ou elles ont fejourné trop long temps.