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518 Recherches sur l’origine lent des mots de curare, qui fe trouvent dans leuts Conftitu- lions, & de ceux de panfer* traiter & medicamenter , exprimés dans des Lettres patentes, Reglemens ôc Arrêts par eux obtenus , ôc veulent s’attribuer par-là l’exercice de la Chirurgie, que l’on n’a jamais eu intention de leur accorder, ôc que quand on la leur auroit accordée , notre volonté feroit de leur ôter par les raifons cy-deflus expliquées ; Nous faifons très-expref- fes inhibitions ôc défenfes à tous les Religieux de quelque Ordre qu’ils foient, ôc notamment à tous les Freres de la Charité , qui font établis dans notre Royaume, Pays, Terres ôc Seigneuries de notre obéïffance, d’exercer l’art de Chirurgie, ni d’en faire aucunes operations, foit dans les maifons particulières, foitdans leurs Hôpitaux, en quelque maniéré ôc fous quelque prétexte que ce puiiïe être , à peine contre les Supérieurs qui l’auront fouffert , d’être traités comme défobéïffans ôc rebelles à nos ordres , ôc contre les contrevenans, de confifca- tion de leurs inftrumens ôc uftenciles fervans à la Chirurgie, ôc fous telles peines qu’il appartiendra. Voulons qu’il foit donné par les Freres de la Charité de notre bonne Ville de Paris une Chambre dans leur Hôpital au Chirurgien gagnant Maîtrife pour y coucher, afin qu’il foit plus à portée de donner foula- ment aux pauvres malades, pendant la nuit dans les cas pref- fans, ôc où la préfence dudit Chirurgien pourra être abfolu- ment néceffaire. Voulons que ces Prefentes foient exécutées nonobftant tous Edits, Déclarations, Lettres patentes, Arrêts ou autres Jugemens à ce contraires, aufqueis nous avons ex- preffément dérogé par ces Préfentes, même aux Lettres patentes d’établiffemenr,ôc autres accordées en différens tems aufdits F'reres de la Charité, en ce qu’elles pourroient être contraires aux difpofitions des Préfentes.. Si donnons en mandement à nos arnés ôc féaux Confeillers les gens tenant notre Cour de Parlement ôc Chambre des Comptes à Paris, que ces Préfentes ils ayent à faire lire, publier ôc regiftrer{ même en tems de vacations) Ôc le contenu en icelles garder Ôc obferver , ceffantôc faifant cefler tous troubles ôc empêchemens au contraire: Car tel eft notre plailir. Et afin,que ce foit chofe ferme ôc fiable à toujours, Nous y avons fait mettre notre fcel. Données à Fontainebleau au mois de Septembre, l’an de grâce mil fept cent vingt-quatre, ôc de notre régné le dixiéme. Signé , LOUIS,