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de la Chirurgie. ±47

enfuite aux playes de la tête. Les Anciens nous avoient donné Ludeffus des divifions & des difcufïions frivo­les, plutôt que des préceptes*, dès lentrée notre Au­teur annonce un Maître inftruit par la théorie & par lexpériencej dans le détail des lignes, il écarte ceux qui font incertains, il rejette ceux que nous ont don­nés des Ecrivains trop crédules. Les ravages que por­tent les contufions dans les playes font exactement raffemblés dans ce Traité *, les opérations que deman­dent ces contufions, principalement fur le crâne des enfans, cefl-â-dire les incifions peu ufitées, y font expreffément recommandées. En traitant les différentes fortes de fractures, il tire toujours des préceptes nou­veaux du fond du fujet : fi les pièces dos, par exem­ple, font divifees en plufieurs morceaux , il prefcrit pour les enlever une méchanique variée, inconnue aux Anciens, il développe clairement les avantages du trépan, fès difficultés, les précautions quil exige en divers cas, je veux dire dans les enfoncemens des os lorfquil y a de grandes fractures. Les exemples ap- puyent par tout les préceptes, ou plutôt ils les forment j le merveilleux eft rejetté, ou bien négligé lorfquil eft feparé de lutile. Après ces doctes leçons, Pare établit contre le fentiment de Paul Æginete la réalité des contre-coups, la fracture des os aux extrémités oppo- fées à celles qui ont reçu toute la force du coup, Ôc les fractures de la féconde table du crâne dans des cas la première na reçu aucune atteinte fenfible. Enfuite notre Auteur parle fçavament des divers accidens qui mena­cent le cerveau dans les playes de la tête} il traite des commotions, des effufions de fang, de la déperdition