de la Chirurgie. 2,45
porta dans cet Art Je goût de la fimplicité qui va droit aux principes, qui les abrège, qui ouvre des routes faciles. Les opérations des Anciens paroifloient auprès des fiennes des ouvrages gothiques j ce fut l’efprit, l’invention qui le diftingua fur tout des autres Chirurgiens , fes découvertes enrichirent les parties les plus ftériles de fon Art. Véritablement né pour le vrai, il •le démêloir fouvent parmi tout ce qui le déguifoitou le cachoit aux autres5 il avoir la fermeté de le prendre pour guide malgré les préjugés. Quoique plein de refped pour les Anciens, il ne fut jamais entraîné par le goût fervile de fon fiecle, il ne reconnut dans la doélrine d’HippocRATE, de Galien, d’Albucasis que l’autorité de la raifon * il ramena leurs opinions à l’expérience , comme à une épreuve néceflaire ôc comme à la fource de la vérité. La Philofophie de fort tems ne lui parut qu’un jeu d’efprit ; dans le vuide de la Phyfique, il n’adopta que quelques eau fes générales qui frappent les fons i c’eft-à-dire le chaud , l’humide , le froid de le fec. Ces principes paroiflent grofliers aux yeux de quelques Phyficiens > mais dans nos rafinemens bien apprétiés, nous ne trouvons fou- vent que ces mêmes principes déguifés fous d’autres noms > nous leur fubftituons des agens qui nous font prefque toujours également inconnus. Ambroise Pare* fuivit l’aétion de ces caufes fur le corps humain *, en les examinant de près , il trouva de nouveaux faits, qui furent pour lui de nouveaux principes *, il en déduifit plufieurs vérités qui éclairent no,- tre Art, ôt la Médecine même. Enfin cet heureux
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