de la Chirurgie. 23■ r
déclarés des ouvriers méprifables , les Chirurgiens font placés parmi les Sçavans. Ils ont une Science pour objet -, elle efl reconnue comme fondement de leur Art j car c’efl: fous le nom de Science'que la Chirurgie efl énoncée en divers Arrêts. Cet Art efl un Arc
O
famty refpeftabie (a), dans les écrits des Médecins même. Il efl: interdit par diverfes loix à ceux qui ne peuvent y entrer par des principes. Ce furent ces idées fi juftes qui diélerent les Conclufions de M. Servi N? il fuivit dans fa décifîon les idées du grand Fernel. La Chirurgie , dit ce Médecin , forme une partie de la Médecine ; elle a la même origine , les mêmes principes en font les fonde mens } on ne peut en développer les préceptes qu'en les puifant dans la même fource , quen fuivant la même méthode. M. Servin ne voulut donc pas que cet Art fut dégradé par les mains des Barbiers 5 il le renferma par fes Conclufions dans le Collège de S. Louis, c’eft-à-dire dans la véritable fource de la théorie èc de l’expérience * car c’efl; dans le feul lieu qui a infirme les Maîtres de l’Art, c’efl: dans le feul lieu où viennent fe réunir les lumières puifées dans les maladies ôrdans leurs caufes, c’efl: dans ce feul lieu, dis-je, qu’on peut trouver les principes de cette Science qui fait la vraye Chirurgie. Tous les autres endroits ou l’Art n’efl: connu que par les Livres, font des Ecoles de l’erreur * les préceptes n’y peuvent être appuyés que fur une tradition incertaine j car les Profefleurs n’y font formés que par la mémoire. Ils reffemblent à des voyageurs qui n’au- roient vu les chemins que fur des Cartes géographiques,
00 Dans les Ouvrages de Martin j J la Faculté de Paris ,1a Chirurgie eft Akakia Doéteur en Médecine de || nommée Santta & Venerabilis Ars,