de la Chirurgie. zip
ouvrages fournis à la Chirurgie comme à-un Tribunal* Mais la fourmilion que les Chirurgiens c herchoient avec le plus de juftice, étoit la {oumiffion des Barbiers j des loix févéres formoient tous les jours un nouveau frein qui les arrêtoit? on craignoit qu’ils ne fecouaffens le joug. Dans cette crainte, on les renferma plus fé- vérement dans leur Profeffion , tout commerce avec eux fut regardé comme une efpece de contagion. On le défendit meme avec trop de hauteur? car quelques Chirurgiens furent fi délicats, qu’ils voulurent interdire à tous les Barbiers l’entrée du Collège? mais le plus grand nombre ne voulut exclure que l’ignorance: tous crurent enfin que le fçavoir devoit eftacer toutes les taches de l’éducation ? qu’il étoit encore plus refpe- étable parmi les obflacles de la fortune & de la naiffan- ce, qu’il falloir permettre d’adopter les Barbiers qui de- viendroient dignes de la Chirurgie. Une telle permif- fion pou voit dégénérer en une indulgence pernicieufe ; c’eftpour cela qu’on fixa par les loix les conditions qui dévoient décider de la réception des Barbiers dans le Collège de S. Louis. On ne voulut pas que l’expérience feule ,.c’efi>à-dire ce nom fous lequel l’ignorance fe cache fi fouvent, méritât l’entrée du Collège. Des Lettres Patentes (a) enrégiftrées bannirent de la Chi-
feili & feront lefdits examens, tant dudit Maître Charles Etienne, que de la Rîviere, faits en pré- lence de deux Conseillers de la Cour. donné en 1541. L’hiftoire de ce différend eft rapportée dans l’Arrêt, & dans nos Régiftres, Vol. E. pag. $6. Ledit la Rîviere entra alors au College de Ch'irurgk , &c bien-tôt après il furYÎnt un Arrêt entre ledit
Maître Etienne la Rîviere Chirurgien-Juré en la Faculté de Chirurgie, & Maître Charles Etienne Dôéteur en Médecine dé Jadite Univerfîté, & Simeon de Colinet Imprimeur. Nous ne rapporterons cet Arrêt que pour faire voir les titres des Parties.
(a) Le 1 8 Juillet 1 601. il y eut des Lettres Patentes obtenues par