de la Chirurgie. 117
verfité, qu’ils s’affemblent dans des lieux deftinés à ces Aflemblées, qu’ils font Membres de cette Académie, qu’ils donnent le bonnet à leurs Afpirans. Louis XIII. reconnut tous les titres qu’HENRY le Grand, avoit donnés aux Chirurgiens. Ses Lettres Patentes (a ) font accordées aux Profeffeurs de fon Collège, à la faculté de Chirurgie, à cette Société qui eft formée par les Maîtres de notre Art, de qui eft unie à l’Univerfité de Paris; il confirme tous les privilèges que fes Prédéceffeurs ont accordés à notre Collège, de aux talens de ceux qui lui ont donné tant de luftre, c’eft- à-dire que ce Prince donne une nouvelle force aux Ordonnances de François I. de de Henry IL qu’il reconnoîtc elles de Henry III. qui aifocie la Chirurgie à l’Univerfité. Ces Lettres de Louis XIII. font devenues une loi ftable par l’enrégiftrement au Parlement; elles font des monumens de nos droits, de fa bonté, de fon êftime pour nous. Dans les Lettres mêmes accordées par furprife aux ennemis de la Chirurgie (b), nos Maîtres font nommés Profeffeurs de Chirurgiens de l’Univerfité de Paris. Enfin les difeours de ce Prince ne furent pas moins favorables à notre Art que fes Ordonnances; car en 1614. nos Prévôts lui furent préfentés par M. Herouard Premier Médecin,
(a) A l’avénement de Louis XIII. à la Couronne, les Chirurgiens obtinrent des Lettres Patentes, lefquelles (ont dattées de i 61 1. & font données en faveur des Projeteurs du Collège Royal & Faculté de Chirurgie, compofée du Prévôt 3 c autres Profeffeurs dudit Collège de la Ville de Paris, faifant partie du
Corps de VUniverfitê : tiré du Recueil des Chartes de la Faculté de Chirurgie.
(If) En 1 6 13. les Barbiers fur— prirent des Lettres Patentes qui les unifïoient au Corps des Profeffeurs Chirurgiens du Collège Royal de l'Uni » verfitf.
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