ii4 Recherches sur lorigine les derniers honneurs des Graduez. Dans un aCte de religion il nauroit pas voulu donner lexemple dune défobéiflance publique. Ce ne fut pas par furprife que cette bénédiction lui échappa : ce Magiftrat noppofa a la Licence fuivante aucune difficulté > car trois ans apres Philibert Pineau Jodoque Beauvais, reçurent de fes mains après leur Licence les marques honorables du Dodlorat. Durant plus de trente années, cette bénédiction ne trouva pas de contradictions, ou nen trouva que de fécrettes qui furent inutiles. Enfin apres cet efpace de tems les Médecins fe réveillèrent, ou pour mieux parler, ils furent plus hardis. Ils entraî­nèrent encore lUniverfité dans les Tribunaux i ils voulurent perfuader aux Juges que lappointement étoit une défenfe expreffiei que Pierre Vives nou­veau Chancelier navoit pas le droit quils navoient ofé contefter à Jean Duvivjer', ceft-à-dire que fon fucceffeur ne pouvoit pas donner comme lui aux Chi­rurgiens la bénédiction des Graduez (a )* mais le Par­lement retarda encore en 1609. la fin de ces difcuf* fions. Il réduifit donc la Faculté, en appointant de nou­veau les Parties fur lincident, à attendre quelque nou­velle fource de querelles. Mais les Chirurgiens après

( a ) Depuis 1 6 8 z. il parut y avoir une efpéce de calme ; mais lappoin- tement, dit Pasquier , fut reveillé 1 de cette façon. Maître Jean Phi- lippes, Guillaume Poulet & Etienne Biseret ayant ftibi lexamen à ce accoutumé pour les Maîtres Chirurgiens, ont été Licen- tiés en Chirurgie, sétant prélentés au Chancellier de lUniverfité, après avoir fait la profefïion de foy pref-

crite & reçu la bénédiéfion portée par les Bulles. LUniverfité de Paris & la Faculté de Médecine en appel- lérent comme dabus, prétendant que cétoit un attentat exprès com­mis contre lappointé au Confèil de 1582. caufè qui fut pareillement appointée au Confeil par Arrêt du 24 Mars 1609. & jointe à la pre­mière, & adhuc fubjudice iis efi. Pas-

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