ioj r Recherches sur l’origine fur leur inutilité. Croiroit-on qu’une Société chargée du foin de la vie des hommes, eût écouté avec admiration des hypothéfes ridicules ? qu’on pût lui perfuader que le cerveau eft un compofé de cellules} que du fond de chaque cellule il s’élève une colonne , que l’efpric animal en heurtant fur la furface de ces colonnes, ré jaillit fur l’embouchure des nerfs, &cc ? (a) Nos Chirurgiens fe renfermoient dans des queflions qui intérefl'oient leur Art. Ils ofoient feulement répandre quelques doutes fur les maximes des Médecins , & examiner leurs dogmes à la lumière de l’expérience i ils n’expo- foient aux difputes que les matières douteufes fur lesquelles on pouvoit confulter l’expérience : on y fou- mettoit à l’examen les nouvelles recherches ou les nouvelles découvertes, pour y répandre des éclairciffe- mens. Un Licentié , par exemple, avoit entrevû dans un criftalin la caufe de la cataraéle , il propofa dans une théfe une opération qui fut un fujet utile de dif* cuffions ( b).
Les exercices de la Licence étoient terminés par le Doélorat ; on élevoit aux grades les Afpirans dans la Salle des Mathurins , c’eft-à-dire dans ce même lieu
(a) V. les Théfes, &c.
( b ) Criftallino per paracenteftm prêter oculi œxim transfixo , an cataraftœ tut a curatio ? Ce fut M. Lanier • qui foutint cette Thélè, prafente Reiïore 9 difent nos Régiftres , & Amplijjïmo Satifîa Sedis Apoftolicœ N u N t i o j & aliis multis. Après qu’on eut difputé fur cette matière? on donna le bonnet à l’Afpirant le i o. de Mars. Le 2 2. de Septembre
un Licentié nommé Hoülier, propofa cette queftion : An mitten - dus fanguis ad animt deliquium ? Elle fut agitée, Dow/woNuntio prafcnte i & magna doélij/imorum virorum cater - va. Tout cela prouve ce que nous. avons avancé au fujet du concours qu’actiroient les Théfes des Chirurgiens. Volume en maroquin ,fag+ iS 8.