de la Chirurgie. feurs qui nétoient point paffagers, comme dans lcole de Médecine. Ce nétoit pas fur une jeuneffe ignorante, peu expérimentée, inconnue au Public, que tomboit le choix. Les hommes les plus illuftres rap- portoient dans nos Ecoles le fruit de leurs longues études èc de leur expérience; ils facrifioient à linftru- étion des éléves un tems quils auroient pu donner à la fortune. Cependant les nouveaux Maîtres nétoient pas exclus des Chaires, ils étoient obligés dy rendre à la jeuneffe les connoiflances quils y avoient reçues ; mais ces leçons nétoient pas établies précifément pour les Afpirans, quelques-unes étoient deflinées à in- ftruire même les jeunes Profeffeurs, à les préparer à leurs exercices, à montrer au Public leur capacité. Ces Profeffeurs nétoient reconnus dans la Faculté que fur le témoignage de leurs écoliers (a). Ceft ainfl que dans une des plus célébrés Univerfités, les éco­liers avant que dêtre Maîtres en prennent les fonctions».

Les Afpirans en fortant de la Faculté des Arts, ap~ prenoient durant deux années les élemens de la Mé­decine , comme nous lavons dit ailleurs ; ils fe pré- fèntoient enfuite aux Profeffeurs en Chirurgie , ils

doeeant & faciantprivatim & publicè in diftis fcholis. Vol. en maroquin feuillet 29$. au revers.

( a ) La forme de ce témoignage étoit celle-ci : 3> Nous fouflignés » Etudians en Médecine & en Chi 33 rurgie, & curieux dêtre inftruits y> en la Théorie de Chirurgie, en la » difleétion du corps humain, & ès a» operations qui sexercent annuel- » lement fur icelui, certifions avoir a? été inftruits & enfeignés en fana-

» tomie & en toutes les opérations » du corps humain, tant extérieures* 35 quintérieures, en général & en >3 particulier, par M. N. N. lun des » Profeffeurs en Chirurgie de lan- » cien Ordre du Collège Royal de » Chirurgie durant lefpace de qua-* >3 tre ans dans ledit Collège; en fby » & témoignage de quoi lui avons » ligné les préfentes Lettres & at- 33 teftations»