1f94 Recherches sur i/orïgine décifion. Les Chefs des Facultés qui refterent,jne purent parler tranquillement ni s’accorder , les uns furent d’avis de renvoyer cette affaire à des Commiffàires, 6c de fufpendre la décifion fur les leçons des Chirurgiens* d’autres demandoient une défenfe abfolue, pour interdire aux Chirurgiens les actes publics. Les Médecins ne pouvant réunir en leur faveur tous les efprits, ne cherchoient qu’une contrariété confufe dans les avis. Ils n’approuvoient que ceux qui rejettoient fans aucune condition l’affociation des Chirurgiens * ils s’élevèrent fur-tout contre la modération du Recteur* ils l’intimi- derent par des injures 6c par des menaces. Dans le trouble ils arrachèrent les conclufions qu’ils follicitoient à la Faculté deThéologie, 6c les dictèrent impérieufement au Secrétaire. Ces conclufions furent écrites tumultueu- fement fans le confentement unanime des Facultés, ians cette liberté qui donne aux actes toute leur force 6c fans l’approbation du Recteur. C’eft lui-même qui dans une atteftation circonftanciée nous a laiffé l’hiftoire authentique des emportemens des Médecins dans cette Affemblée de l’Univerhté.
iv Ce ne furent pas là les feules contradictions que
la jaloufie oppofa aux Chirurgiens. Henry III. avoit autorifé tous leurs privilèges par une confirmation réitérée^ il fbutenoit leurs droits, difoit-il dans un Edit, parce qu’ils croient du Corps de l’Univerfité. Mais les privilèges accordés par tant de Rois, trouvèrent encore un nouvel obftacle dans l’avarice ( a)>
(a) Nous avons des Lettres dHînry III contre le monopole qu’on uyoit imaginé ; Aujomtfbui 8
de Janvier i 5 77. le Roy étant a Paris , fur la Requête & remontrance à lui faite de la fart de Mejjieurs les