3 72* Recherches sur l'origine foit•, car l’Univerfité n’entroit qu’à regret dans leurs querelles (a)\ fa lenteur ou fon indifférence les ef- frayoit. Ce Corps illuftre pouvoit facilement fe détacher de leurs intérêts > la Chirurgie lui appartenoit comme une Science curieufe & utile -, les Chirurgiens réclamoient leur ancienne adoption ,11s demandoient pour l’obtenir une AfTemblée générale. La Faculté de Médecine redouta ce Tribunal ; elle fentit quelle ne pourroit opprimer des hommes que l’Univerfité vou- Joit s’affocier ( b ). La jaloufie ôc l’ambition des Médecins cédèrent donc à la crainte} ils ne rejetterent plus les Chirurgiens, ils s’abbaifferent même jufqu’à la douceur & à la politeffe. Les Chefs de la Chirurgie entrevirent un avantage dans cet accueil forcé. Les exactions étoient rigoureufes dans ces tems-là, les befoins de l’Etat en- traînoient la néceffité des impôts. Le Prévôt des Marchands & les Echevins étoient ennemis des exemptions? l’Univerfité prefque feule avoit confervé (es droits, elle étoit déchargée desimpofitions nouvelles:les Chirurgiens dévoient donc en être déchargés, puifqu’ils
(a) L’Univerfité ne failoit que difficillement des démarches ; elle ne fe joignoit pas pour long-tems aux Médecins. Dans ce procès, il n’eft fait mention de l’Ûniverfité qu’au commencement. Lors même que les Chirurgiens furent retranchés de l’Univerfité, c’eft-à-dire en 1 660. le Reéteur ne parut parler de ce retranchement, que comme d’une perte par rapport aux anciens Chirurgiens. Après avoir parlé' des Chirurgiens-Barbiers, le Reéteur dit i aux Magiftrats : Non funt de eo ge ! neretfdteor, qui mi fe Chirurgie addi -1
xerunt . Hoc mihi videntur infélûmes % quoi priftinam dignitatem retinere po- tuijfent ; bis ver tant amen igno fcimus 3
PROBIS MAXlMAMPARTEM, NEQUE
ineruditis plane ■> eos quinimo am- pleâimur , &c» Il s’agifToit de l’union des Chirurgiens & des Barbiers; cela fait voir dans la chaleur même des difputes les fèntimens favorables de l’Univerfité pour les Chirurgiens» Statuts de la Faculté , pag . 9 5.
(b) C’eff là une tradition qui s’eft confervée parmi nous ; nous en voyons des veftiges en plulieurs endroits de nos Régiftres, ^ .