r 66 Recherches sur lorigine abufoient de la crédulité du Public, en fe traveftiflant en Maîtres de lArt, qu'ils avilifloient une profeflion honorable, que la vie dun nombre infini de mal- - heureux étoit expofée aux pièges de lavidité de de lgnorance. Ces Chirurgiens fi indignes dun tel nom, ces Chirurgiens, dis-je, contre lefquels Gilles de Soulphour sélevoit avec tant de force, étaient fur- tout les Barbiers, qui, fous les aufpices des Médecins, vouloient souvrir lentrée de la Chirurgie. Sil ne nomme point les auteurs de tant de troubles, il veut ménager leurs proteéVeurs *, mais il les accule tacite­ment , de ils nofent fe défendre.

Après avoir expofé les malheurs de la Chirurgie , les Députés tâchèrent dexciter le zélé de lUniver- fité} ils demandèrent à ce Corps célébré des défen- feurs de leurs privilèges. En lui recommandant leurs droits, ils crurent lui recommander fes intérêts pro­pres, un Art qui lui appartenoit, le progrès des Scien­ces , la fureté publique. Laffaire fut dabord ren­voyée aux Maîtres ès Arts de aux Nations ; mais leurs Délibérations furent précipitées, elles fe rédui- firent â en demander de nouvelles. Toutes les Facul­tés furent convoquées enfuite par le Reéleur, mais elles demandèrent de meme un examen plus approfondi. Toutes décidèrent quon nommeroit desCommifïài- res, que les repréfentations de Soulphour leur fe- roient communiquées, quils vérifieroient les titres de les droits de la Chirurgie. Enfin après un examen- vére, non-feulement on ne rejetta pas les Chirurgiens, mais on vit clairement la réalité de leurs droits ; on adoDta leurs titres, ceft-à-dire ces Lettres Patentes,