158 Recherches sur lorigine Médecins. Parmi tous ces troubles, les Chirurgiens sétoient toujours foutenus contre leurs ennemis > les prétentions de la Faculté navoient produit que de vains efforts : au moins Tes intrigues navoient affoi-

O

bli en rien les droits de la Chirurgie {a). Cette im-

( a) Ce qui eft de plus fingulier, ceft que les Barbiers, quoique fé­condés par les Médecins , nont ja­mais rien gagné depuis les Patentes de Charles V. Ils ont toujours été réduits aux play es légétes, aux b Jfe- & aux clous: ceft !à un point évi­dent. i °.üutre ce que nous avons dit dans la note de la deuxième partie, en trouve an feuillet i o y. du Livre noir du Châtelet une Charte du Roy Henry premier du nom Roy de France : félon cette Charte, il nefl licite aux Barbiers que de SAIGNER & DE FAIRE LA BARBE ; il y a ici une faute, ceft Henry Roy dAn­gleterre, & prétendu Roy de Fran­ce , qui avoit fait cette Ordonnance qui regardoit les Barbiers. Selon cette Ordonnance les droits des Bar­biers auroient été refferrés ; car rOr- donnancedeCHARLEsV.antérieure à celle dont nous venons de parler, avoit accordé aux Barbiers des pri­vilèges un peu plus étendus z°. La Charte par laquelle Charles V. fixe les fondions des Barbiers aux playesaux clous & aux boffes, fe trouve à la pag. 6 q. volume B. de nos Régiftres. Charles par la grâce de Dieu Roy de France, &c. oui la partie des Barbiers demeurans dans notre bonne ville & banlieux de Paris, avons ordonné & ordonnons que le/dits Barbiers puifjfent doréna­vant bailler & adminifiier à tous ms

Sujets emplâtres , oignemens & autres médecines convenables & néceffaires^ POUR CURER ET GUARIR TOUTES MANIERES DE CLOUS, BOSSES, APOSIEMES, ET TOUTES PLAYES

ouvert f s. 3* Les playes ouvertes dont il eft parlé ici, font les playes il neft pas befoin de faire des incifions ; car félon nos Régiftres, par lAnèt dernier quont obtenu nos prédécefleurs, Ieldits Barbiers nont permiftion que dappliquer le premter appareil , fans pouvoir pan­ier PLAYES MORTELLES, lefquelleS font panfées par les Maîtres Chirur­giens Jurés, lequel Arrêt eft écrit

AU LIVRE DES STATUTS, FEUILLET

iS l. & i8z.

Les Chirurgiens virent que les Médecins étoient toujours obftinés dans leurs prétentions, quils ne cédoient jamais quà la force, quils cherchoient toujours de nouveaux prétextes; les Chirurgiens auroient prévu toutes les nouvelles difficul­tés , s'ils avoient rappelle dans leur mémoire que les Médecins étoient tellement acharnes contre la Chirur­gie , quils paroifToient toujours dans les plus petites difputes qui séle- voient entre les Barbiers ôc le Col­lege de S. Louis ; tant y a, difent nos Régiftres, que les Médecins ont oaru par-tout fans intérêt, comme il fut jugé par M. le Préfident Hàqueville, qui dit tout haut ; Les