d ê la Chirurgie. ut
"ne répand pas fur ce Contrat moins de foupçons que le changement de nom. Ils s’y érigent en Maîtres éc Seigneurs : c’eft a nos Seigneurs les Doyens (~d J, Maîtres & Do fleur s de la Faculté de Médecine, qu’efl; adreflee la Requête des Barbiers. Maître Oiseau Doyen répond modeftement qu’il fera fon Rapport à Mefdits Seigneurs les Maîtres Do fleurs, ôcc. Or y a-t’il apparence que le premier Barbier du Roy, qu’un Corps dont il étoit le Chef, que des hommes à qui le joug de la Faculté étoit infupportable, euflent voulu flatter la vanité des Médecins par un hommage fi ridicule dont on ne trouve d’exemple que dans ce miférable Contrat? Enfin, ôc c’eft ici le troifiéme foupçon de fuppofition, peut-on imaginer que l’ufurpation des droits des Chirurgiens, que l’aviliflement de leur Art dont les Médecins prétendent s’emparer en entier avec les Barbiers, que la nouvelle école de Chirurgie qu’on veut établir pour ces vils ouvriers, peut-on, dis-je, s’imaginer qu’un tel renverfement auroit été adopté par les Magiftrats, qu’ils auroient aboli les droits du Collège de S. Louis, qu’ils les auroient accordés à des hommes qui en étoient indignes? Les Médecins ne pouvoiènt excufer ce Contrat, qu’en difant qu’ils ne prétendoient enfeigner aux Barbiers que la Chirurgie qui leur étoit abandonnée ; qu’ils ne vouloient défendre que les privilèges que Charles V. avoit accordés
( a ) Selon les Médecins, le prétendu Contrat étoit précédé d’une Requête qui commençoit ainfî : A Nojfeigneurs les Doyen & Maîtres de la Faculté de Médecine en l’Uni, verjîtç de Farts Statuts de la Fa
culté pag. 4. Sur quoi ledit Maître Jean Avis Doyen promit auxdits deflus dits, de faire fon rapport,... Zi remontrer a mes dits S e'tgneurs & Maîtres de la Faculté „ pag. 8. ibid.