de la Chirurgie ii5?

ont tenté de le rappellera mais ils le ruinèrent en le montrant au jour. Ceft en vain quils prétendirent loppofer aux Barbiers, comme le fceau de leurs con­ventions ; M. Bignon séleva hautement contre ce ti­tre, il ny vit que des preuves dambition otrde fup- pofition : il foutint que quand même un tel aéle au- roit été adopté autrefois par les deux Parties, on ne pourroit pas le faire revivre ; car les Barbiers 6c les Médecins lont abrogé de concert oar dautres Cou- trats. Les nouvelles conventions, félon ce grand Ma- girtrat, ont néceffairement abrogé les premières. Ce fut fur ces raifons que le Parlement condamna les Mé­decins, 6c anéantit leur Contrat frauduleux en \6%-j Il eft donc évident que les prétentions qui nauroient dautre appui quun tel aéte , feroient chimériques - par conféquent toutes les conditions quil renferme doivent être rebutées, & le ferment quil fuppofe ne peut être regardé comme une promeffe qui lie les Barbiers.

Mais fi des témoignages fi décififs ne dépofoient pas contre ce Contrat, ne trouveroit-on pas dans fa forme des preuves qui le détruiroient ? Ne verroit-on pas dans tous fès articles des vertiges de la fuppofi- tion ? Nous ninfifterons pas fur la bifarrerie des noms qui y font altérés; le Doyen qui fe nommoit Oiseau (a) y paroît fous le nom dAv i s. Nous fçavons que dans ces tems ce déguifement étoit familier aux Sça-

(*) Ceft ce que nous trouvons en plufieurs endroits de nos Regif- tres : lefquels Médecins pour fe Dan­ger des Chirurgiens ajfocierent fous eux les Barbiers, fous le JDe'eanat de Maî­

tre Jean Avis qui fe nommoit Loi- seau, mais fe fit nommer Avis, corn- me depuis a fait le fieur Malice qui seft fait nommer A kaki A. VoL- C. pag. 43. au revers.