84 Recherches sur l’origine fça vantes Sociétés, il n’y eut que la Faculté de Médecine qui fut pour ainfi dire errante (a). L’Eglife de Notre-Dame fut long-tems la retraite des Phyficiens5. ils s’affembloient autour du bénitier, de les malades les attendoient au Parvis. Ces affemblées, les confiilta- tions de les exercices eccléfiaftiques formoient un fpec- tacle affez fingulier 3 d'un coté on voyoit des Confef* feurs appliqués aux maladies de l’efprit, de l’autre on voyoit des Prêtres qui prêtoient l’oreille au détail des maladies du corps, ou qui difcouroient fur leurs catifes fécretes 5 caufés fou vent honteufes, de qui dévoient être peu connues aux Eccléfiaftiques^ Peut-être que cette indécence de cette bifarrerie éloignèrent les Phyficiens de l’Eglife de Notre-Dame. Une ancienne tradition confêrvée dans nos Regiftres nous apprend qu’ils en furent chalfés. Soit donc qu’ils fuffent banis, foit qu’ils fuflent peu contens de leur ancienne retraite,
divers Colleges qui ont été fondés fuccelïivement . &c. JRegijires de S. Côme , pag. 15-1. Vol. C,
( a ) La Faculté de Médecine a été fort long-temps fans avoir de lieu arrêté, non-feulement pour célébrer le Service Divin & s’affembler fur les affaires., mais encore pour fes Leçons & Aftes requis pour parvenir aux degrés de Licence, Do- élorerie, ou Maîtrilè : car pour i’é- gard des Meffes de ladite-Faculté , elles ont été par plufieurs années, de de temps immémorial, célébrées au Couvent des Mathurins, puis après en l’Eglife ou Chapelle de S. Yves. Tantôt ces Congrégations fe faifoient apud SanftamGenovefvam Parvam , que. je crois être Sainte Ge
neviève des Ardents, quelquefois ad cupam Noftrœ Domina , fous les Tours de Notre-Dame, autour de l’un des grands Eaubenitiers de pierre qui font fous les Tours; 8 c plus fouvent au Chapitre des Ma- thurins, & depuis en ladite Eglife 6 c Chapelle de Saint Yves. ïbid. pag .. 13 2. Nous trouvons en plufieurs anciens Manulcrits de nos Archives, comme il a été dit, qu’on alloit con- iulter les Phyficiens dans le Parvis de l’Eglilè; qu’on leur portoit les urines, qu’après que ces Médecins avoient donné leur avis, on les payoit; de-là, dit-on, ell: venu la coutume de payer les Médecins à chaque vifite,