de la Chirurgie. 6 1
alors un garant perfuafif dans les difputes. Les vérités les' moins douteufes de la Chirurgie avoient befoin de
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quelque ancien témoignage pour aflujettir les efprits. On ne les auroit pas reconnues, fi elles n’avoient trouvé un appui dans les ouvrages de quelque Ecrivain célébré. C’eft pour cela que les quatre Maîtres cherchèrent leur doétrine dans les Aphorifmes d’HiPPOCRATEV ils crurent l’avoir trouvée dans cet axiome, ce qui relâche efl bon 3 & ce qui efl cru efl mauvais,.
Brunus {a) & Theodoric avoient formé aufll une Seéte parmi les Chirurgiens de Paris \ ce qui la diftinguoit des autres n’étoit pas une de ces fpécula- tions, qui fe renferment pour ainfi dire dans l’efprit,, èt qui n’intereflent point la pratique. Les Seélateurs de Theodoric ôc de Brunus , ignoroient la logique de plufieurs Médecins de notre fiecle , qui en partant de différens principes dans les confultations, réunit fent enfin leurs idées dans l’application des remèdes. Ces Chirurgiens condamnèrent l’ufage des émolliens au lieu d’attendre la fuppuration &: de la favorifer, ils defféchoient les playes, ils y appliquaient des liqueurs, fpiritueufes > les Livres de leurs Maîtres les confir- moient dans ces idées qu’ils appuyoient toujours de quelque aphoriflme . Ces. Chirurgiens delficatifs difoient après Galien , que le flc mit plus fain que l'humide s fur cet axiome ils bâtilfoient toute leur pernicieufe doélri- ne, ôc ils décidoient hardiment de la vie des hommes.
{a) » La fécondé fut de Brunus » & de Theodoric, qui indif- a* féremment defféchoient toutes » playes avec du vin feul, fè fon- j a> dant fur cela du quatrième de la J
Thérapeutique •, le fec approche plus du fain , l’humide du non fain*. Guy de Chauliac, chapitre fingulier pag, n.