46 Recherches sur l’origine y eft repréfenté ayant une épée a la main , ôc vêtu comme nos anciens Guerriers. Son attitude annonce fon départ pour la Terre-Sainte, ôc Tes defleins contre les Infidèles. Une infcription gothique explique ce que la peinture ne pouvoir exprimeri on lit ces mots dans un cartouche, sic in Sarracenos, c eftainji qitilpart . pour combattre les Sarrafins. Cette infcription ajoute que c’eft lui qui a jette les fondemens du College. En fai- ^ font bâtir l’Eglife des Cordeliers, ce Prince donna aux Chirurgiens le lieu où eft élevée leur maifon. (a) Pour ftiivre fcs vues pieufes, les anciens Chirurgiens firent conftruire les Charniers . Ces lieux font confocrés à la vifite des malades} les mifërables ôe les malades défefpérés y accourent de toutes parts, comme â la fource *de l’Art. Cette vifite fut la feule reconnoifc
Actes & leurs Affemblées. Ce lieu eft, félon nos Mémoires, le lieu où font bâtis les Charniers de S. Côme. Mais les Chirurgiens n’ont pas fait leurs Actes dans ce lieu qui y était deftiné. On voit dans la chambre du Confeil un portrait fort ancien de S. L o u i s. Ce Prince y paroît armé à l’antique tenant une épée à la main ; on a été obligé de reftaurer ce portrait depuis peu, à caufe de fa caducité. Au bas il y a un cartouche qui renferme cette infcription Latine, qui étoit autrefois d’un caractère Romain : Sanc.tus Ludo-
'A'ICUS HUJUS COLLEGII EUNDA-
menta dédit , & au-delfous dans •un autre cartouche on lit ces mots: Sic in Sarracenos. Mémoires tnanufcrits de M. Meurisse.
(a) C’étoit donc bien avec inju- ftke,que l’an 1 6y o. le Clergé & les
Marguilliers de S. Côme s’oppofê- rent au rétabliffement d’une des Oeuvres de la Compagnies ils furent déboutés de leur oppofîtion, & contraints par Arrêt ; les Chirurgiens y font établis bien long-tems avant que cette Eglife fût érigée en Paroiffe > ce qui fe vérifie par une très-ancienne infcription qu’on voit fur une pierre pofée au-defTus de l’Oeuvre des Prévôts , proche la porte qui conduit auxCharniers que la Compagnie a fait bâtir pour la vifite des malades. C’eft la piété &
1 le zélé pour le bien public qui déterminèrent S. Louis notre augufte Fondateur, à nous donner le lieu où nous faifons nos A&es & nos Affemblées, dans le tems qu’il fai— foit conftruire l’Eglifê des Révérends Peres Cordeliers. Mémoires tnanufcrits de M, Meurisse,