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que la charité les avoit réunis dans la même demeure? qu’on les connoifioit fous le nom honorable des qua­tre Maîtres, qu’ils croient dévoués au foin des mifé- rables, que leur maifon formoit une efpece d’infir­merie paffagére, où Ion trouvoit tous les fecours de' la Chirurgie, qu’ils voulurent enfin que les connoif- fances dont ils avoient enrichi leur Art, qui étoit fi brillant entre-leurs mains, paffaffent a leurs fuccef- fèurs? que dans cette, vue ils raffemblerenc dans un Traité qui parut fous leur nom, tout ce que leur ex­périence leur, avoit appris. Cet ouvrage que la piété - avoit produit , a été une fource de connoiffances pourv Guy de Chauliac : ce Médecin l’affocie aux Ecrits- des plus grands Maîtres de l’Art, les préceptes qu'ib renferme ont fouvent été,des décifions pour ce Doéleur " fi célébré, il les cite comme des Loix diétées par la na­ture même , avec les préceptes d’HiPPOCRATE , de Galien ôc d’ALBucAsis. Mais ce Livre fi précieux par" fon origine , & par les lumières qu’il pouvoit donner eft perdu depuis un fiecle. Il y a quelques années qu’011 en voyoit les reftes effacés, ufés, rongés des. vers ,, dans la Bibliothèque du College de Navarre—

Jean Pitard eft le Fondateur de l’Académie dé : Chirurgie : il avoit réfolu, comme nous l’avons dit 3 *

Arts. Ici îe mot à’Empiriques ne li­gnifie qu’une choie expérimentale ; idée bien différente de celle que s’en forme le public qui prend ce mot pour la Charlatannerie. Ces quatre Chirurgiens font regardés par Lau­rent Joubert comme des-Com­mentateurs de Roger , mais ils font aflbciés à Roger & à Rolland

comme des chefs de Seétes;& il pa*> roît même par les citations de Guy\ de Chauliac , qu ? ils avôient un mérite bien différent du mérite des Commentateurs.... C’eft M.Meu- - risse Chirurgien très-curieux, qui découvrit un exemplaire de l'ouvra- - ge des quatre Maîtres dans le Collë«-~ ge de Navarre.