3 ^ Recherches sur l’origine devoit fervir d’exemple, ne crut pas qu’il dût l’imiter> il trouva qu’il étoit plus aifé de copier les Ecrits de Tes prédéceffeurs, que de fe frayer une nouvelle route.
Il préféra des courfes & des occupations lucratives à des recherches laborieui.es', & peut-être n’écrivit-il que pour éblouir fes Contemporains.
Ces Chirurgiens, de l’aveu même de M. Freind > effacèrent les Médecins de leurfiécle. {a) Ils étoient Plagiaires, Commentateurs, mais ils étoient éclairés; des lumières d’ALBucAsis ils éclaircirent même fi doéirine ils lui cherchèrent dans l’expérience de nouveaux fondemens >• ils y joignirent de nouveaux pré- * ceptes. Parmi ces imitateurs ferviles on trouve des hommes qui fçavoient fe frayer des routes nouvelles* ôc qui ont fervi de modèle a ceux qui les ont fuivis.. C’eft eux enfin qui rempliffent un vuide fort long dans.
La Médecine, qui tomba dans une décadence hanteu- fe, dont elle ne fe releva que long-tems après.
mitivam, qualis & quant a centejîma parte non fum dignus . Ibique rogatus À quibufdam Dominis & Magifiris , C '? pracipuè a Viro venerando Domino Magiftro Joanne de Passavah- t o M agijiro Medicina , necnon à quibufdam valentibus Baccalaureis omni dignis honore } quod ea que de rationi- bus Chirurgien Legendo dice- bam, & meum operationis modum & expérimenta quïbus utebar. ..... ad communem militâtem & recorda - itonem perpetuam compilarem, Lan franc, in Chirurg . major, conclu - fîone. Cet Auteur ajoute qu’il fài- ibit beaucoup de courtes par le Royaume : per diverfa regni loca vo- <sms annis plmibus , five detentus &c. J
ibidem. Il paroît que Jean P As sauvant étoit Doyen de la Facultés Valverda fe fert à peu près des mêmes termes : il dit qu’il avoit trouvé Mdgifrum Magiftrorum valentiffimos Baccalaureos.
[a) C’eft là le terme du plus-: grand déclin de la Médecine, laquelle tomboit depuis quatre cens, ans; car la plupart des Médecins ne faifoient gueres que tranfcrire v & compolèr d’immenfès Commentaires fur les Arabes qui n’étoient eux-mêmes que trop prolixes.. ... Pour la Chirurgie, il faut l’avouer^ elle fit dans ce période un peu meilleure figure. Freind , Hijtoire de l&> Médecine , pag. 251,.